Cinéma

Jeu d’enfant (Child’s play) – Chronique

Il était une fois, au pays des mangeurs de Big Mac, Chucky la poupée enchantée et son couteau magique...

Jeu d’enfant (Child’s play) est donc un film, sorti en 1988, réalisé par Tom Holland qui n’est déjà plus un débutant à cette époque puisque, déjà réalisateur de Fright Night en 1985 ! Nos consommateurs de boeuf gonflés à la Testo ayant un certain attrait pour l’argent, Chucky deviendra une « Franchise » et sera victime, ironiquement, de suites et de remakes pas toujours heureux (On t’as vu la fiancée de Chucky…), mais cependant très divertissants !

Fright Night, là ou tout commence pour Tom Holland.

Chucky c’est Mancini, Mancini c’est Chucky

Si c’est Tom Holland, donc, qui réalisa le premier, il est un homme derrière Chucky qui représente, encore aujourd’hui, l’âme de cette franchise : Don Mancini . Scénariste depuis le premier épisode, réalisateur de trois d’entre eux : Le fils de Chucky , la malédiction de Chucky, le retour de Chucky… Quand l’originalité te possèdes…

Don Mancini aux manettes de cette trilogie de Chucky !

Batteries not Included

C’est le nom du premier scénario de Don Mancini ! La légende raconte qu’il aurait été transmis à Steven Spielberg, qui l’aurait utilisé pour changer la litière de son chat. Cette expression nous ramène donc directement à une future séquence du film, ce moment ou la maman d’Andy découvre qu’il n’y a absolument besoin de Batteries pour faire fonctionner la poupée. Seule la haine et la soif de sang suffisent.

Pas la peine de chercher, les piles ne sont pas incluses !

Au départ il était une poupée…

Car l’inspiration principale du film, au-delà de la parenté évidente avec Dolls sorti en 1987, c’est bel et bien des poupées, que tout le monde s’arrachait en 1985 : Les Cabbage Patch Dolls, aujourd’hui devenus les Cabbage Patch Kids. Une volonté donc de dénoncer un consumérisme outrancier devenant phénomène dans ces années 80. Il est intéressant de noter que tout au long du Film, il sera sans cesse fait référence aux diverses politiques commerciales / Marketing / Communication créant des scènes d’hystéries collectives.

Celles par qui tout arriva !

Le synopsis.

« Charles Lee Ray dit « l’étrangleur de Lakeshore » est un tueur en série psychopathe qui, en tentant d’échapper aux forces de l’ordre, est tué dans un magasin de jouets. Avant de mourir, il utilise la magie vaudou pour placer son esprit dans une poupée. Karen Barclay offre à son jeune fils Andy cette poupée qui imite le physique d’un petit garçon roux en salopette. Il s’agit d’une poupée « Good Guys », qui fait fureur auprès des jeunes à cette époque, et qu’Andy souhaitait posséder… » Wikipédia

Good Guys © childsplay.fandom.com

Charles (Manson – un gars sympa) Lee (Harvey Oswald – un gars perché) Ray (James Earl – un gars tolérant ) , prend donc possession au travers d’une scène Vaudou, et d’un premier meurtre, d’une poupée très en vogue à cette époque (comme vu plus haut). Tu l’auras compris, le nom du faucheur principal du film est très clairement politisé (comme souvent dans le genre), trouvant un écho très fort dans la tête de nombreux mangeurs de Hot-Dog.

Dans votre chambre, personne ne vous entendras crier…

Karen étant une Mom-work des 80′, indépendante et forte, malgré la pénurie et un tarif excessif, parviens à se procurer un « Good Guys » chez un vendeur « à la sauvette »qui possède la poupée grâce à une succession de situations… Incendiaires !

Bonne nuit les petits !

Bref le lendemain c’est l’annif du petit Andy, le voilà donc déballant avec entrain son « inattendu » présent ! Ni une, ni deux, désolé maman va bosser, ce soir c’est nounou qui passe au hach… Pardon ! te garder à l’appartement. C’est d’ailleurs ce qui rend une partie du film particulièrement intéressante, elle se déroule en huis clos au sein de l’appartement d’Andy et sa maman ! L’endroit censé être le plus sûr du monde, avec nos repères… Devient ici le terrain de jeu d’un Chucky de plus en plus survolté au fil du film !

C’est pas vendredi, mais c’est gratuit !

Le cauchemar commence donc ! Merci nounou, mais va te jeter par la fenêtre s’il te plaît ! La fête a Chucky commence donc, nombreuses seront les victimes … Andy entame donc une lutte contre ce tueur en série enfermé dans un corps de poupée, qui souhaite le lui piquer (le corps d’Andy). Le combat est épique, les scènes s’enchainent sans réels temps morts (Le film est au final assez court 1h27 pour le blu-ray remasterisé) et les mises à morts sont plaisantes à l’écran. Il est d’ailleurs drôle de voir à quel point les effets spéciaux tiennent la route presque un quart de siècle plus tard !

Andy ne va pas se battre uniquement contre la poupée, non. Il va devoir faire face au monde des adultes, le prenant pour un dangereux « futur » criminel, ce qui constituera d’ailleurs le fil rouge du second opus et suite directe : Child’s play 2 ou Chucky, la poupée de sang. Sa mère d’ailleurs, changera rapidement de camp, en soutenant ouvertement son fils. Elle-même victime, de Chucky.

Non madame ! Vous êtes folles !

Un Slasher. Un Classique.

Parce que au final, nous sommes bien face à un Slasher « classique », saupoudré de « film de poupées », qui commençaient à avoir le vent en poupe dans les années 80. La poupée maléfique/possédée étant un mythe récurent dans notre histoire, il suffit par exemple de se pencher sur les culture Vaudou . Plus proche de notre époque, les poupées de porcelaine et autres, dont la simple évocation suffit à certain(e)s pour déclencher nombre de cauchemars.

Au-delà d’avoir pondu un film, voire une franchise, d’excellente facture, il faut se rendre compte aujourd’hui que Chucky est devenu une véritable icône de la pop-culture. Faisant l’objet de nombreux produits dérivés, ou de références (Easter Eggs) dans bon nombre d’autres médias. Child’s play est un fier représentant d’un âge d’or, d’un genre qui s’est renouvelé, justement, grâce aux personnages que sont Chucky, Freddy, Jason ou encore Michael Myers.

Child’s Play est un véritable classique, portant un propos pertinent sur la société de consommation et ses dérives, comme bien souvent dans le genre. Rehaussé pour ses 30 ans d’une version remasterisée dans un coffret du plus bel effet, tu aurais tort de bouder ton plaisir de te procurer une si belle bête !

L’édition Blu-ray de 2018

Mais du coup, que contiens cette Cult-Edition de ce film iconique à bien des égards ? Une version du film remasterisée et légèrement rallongée. L’image est excellente, calibrée 4K, cependant certaines scènes sont flous, mais c’est ainsi dans le « matériel d’origine ». Le son quand à lui bénéficie d’une 5.1 DTS sur la V.O. . La V.F. (excellente au passage) bénéficie elle d’une stéréo tout belle !

Le Book Blu ray

L’édition vient se présenter dans un coffret « Book » du plus bel effet, contenant le Blu-ray remaster, le DVD de la version originale et un livret de 24 pages sur le film et possédant quelques illustrations. Les menus sont très classes et bien animés. Les bonus sont nombreux avec des entretiens inédits de Tom Holland (réalisateur), de Lauren Aknin qui nous présente « Les poupées maléfiques, une projection enfantine effrayante« , mais également une retro de Caroline Vié « Jeu d’enfant, l’origine d’une saga familiale« .

Distribution

Titre originalChild’s Play
RéalisationTom Holland
ScénarioDon Mancini
John Lafia
Tom Holland
Acteurs principauxCatherine Hicks
Chris Sarandon
Alex Vincent
Brad Dourif
Sociétés de productionUnited Artists
Pays d’origine États-Unis
GenreHorreur
Durée87 minutes
Sortie1988
Fiche Wikipedia

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