Musique

La chronique de : Mercyless – Pathetic Divinity

Périodes troubles : Death Metal !

Dans ces périodes troubles, dominé chaque jour un peu plus par l’obscurantisme religieux, ou aucun lendemain n’est certain, le Death Metal reste une valeur sûre d’échappatoire à un quotidien si morose. Mercyless lui est un pilier, d’une part d’un genre qu’il a largement contribué a populariser en France depuis sa création en 1987, d’autre part de par la qualité de ses sorties.

Peu nombreuses (les sorties) certes au regard de la longévité du groupe (entrecoupé d’un hiatus de plus de 10 ans tout de même).

« Unholy Black Splendor » signait le retour du groupe sur le devant de la scène après deux albums décriés (à tort!) à la fin des années 90. Gros son, vitesse, lourdeur on retrouvait le Mercyless des débuts, avec le plus grand plaisir !

Alors qu’en est-il en ce jour? Les changements apportés ces 3 dernières années (nouveau guitariste, nouvel homme a la production) ont ils renforcé le groupe ? Ou au contraire sombre t’on dans le vide musical de tant de groupes après tant d’années ?

Et bien laissez-moi vous dire que Mercyless est bien de retour en force, mais en plus avec un album qui vient se placer dans le top 3 des sorties du groupe. En fait en toute objectivité c’est tout simplement le meilleur disque de Max et sa bande, mais je ne voudrais pas heurter la sensibilité des fans qui placent « Abject offerings » en haut de leur liste ! Et ils ont, une fois de plus : raison !

La production, de Philippe Reinhalter (de Putrid Offal au passage) est organique à souhait, comme au temps de l’analogique mais avec les petites subtilités du numérique! Un son lourd et chaud comme au temps des premiers Death.

Je ne peux pas faire cette chronique sans parler de la pochette, aussi belle qu’évocatrice. Une peinture (faite par un ami du groupe), qui ne nous trompe pas sur le disque que nous tenons entre les mains ni sur sa thématique!

L’album s’appréhende comme un bloc, le groupe ravage tout sur son passage.

33 minutes, la messe (noire) est dite, il ne reste aux autres que les yeux pour pleurer.

De l’introduction « Blood of Lambs » jusqu’à « Liturgiae », aucun morceau n’est en dessous des autres, Max Otero déteste le remplissage et cela se sent.. Quelques Hits se distinguent peut- être un peu tels que « Pathetic Divinity » qui broiera votre nuque en quelques secondes ou « Left to rot » qui brutalisera vos cervicales, mon morceau favoris de l’album.

Mercyless nous offre là son album le plus brutal, notamment au niveau des vocaux de Max Otero particulièrement virulent ! Le groupe varie le tempo et passe de la vitesse lumière au rouleau compresseur, les concerts s’annoncent des plus sympathiques !

« Pathetic Divinity » Place la barre très haute dans le Death Metal à tendance Old School, c’est direct, ça fait du bien là où ça passe! Si « Abject Offerings » est votre album culte, celui là devrait être en passe de le devenir également !

(2 commentaires)

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